À propos

Photo Axel Coeuret

Le coup de foudre…

 

1982, j'ouvre un tube d’aquarelle, je remplis d’eau la touffe d’un pinceau et je prends un peu de ce pigment tout frais, je l’applique sur un papier blanc, un beau lavis nuancé apparaît et je succombe. Conquise, je me marie à l’aquarelle pour le meilleur mais aussi pour le pire...


Vous connaissez certainement le problème d’adaptation quand on décide de vivre avec quelqu’un… Bien qu’elle soit discrète, elle possède un caractère rebelle. Je comprends alors que le comportement à adopter dans un premier temps est de la laisser faire. J'apprends ainsi à me connaître, à la connaître et reconnaître ses qualités, je me découvre une patience à toute épreuve. Je ne vous cache pas que ces temps d’adaptation prennent des jours, des mois, des années.
Je lui suis fidèle !


Mon point faible alors… le dessin.
Pour éviter de dessiner laborieusement une composition florale qui inévitablement sera trop épanouie à la mise en couleurs, je peins directement au pinceau. Passant des pétales à la feuille je me rends compte que des mélanges encore mouillés naît une troisième couleur fondue du plus bel effet.

FONDU, j’y suis! A l’époque, il y a quand même 30 ans, c’est une révolution. L’eau est le moyen de transport des couleurs sur le papier mouillé. Je ne suis qu’à l’aube de mes trouvailles, je connais des soirées ombrageuses...

L’aquarelle à cette époque n’est pas considérée comme de la « peinture », elle se trouve remisée dans les coins sombres des expositions, je mets tout en oeuvre pour la sortir de là.

Je lui suis fidèle !


Mon objectif, utopique pour certains, est de lui donner la superbe qu’elle mérite et qu’elle soit sur les cimaises aux côtés des oeuvres sur toile dites « majeures ». Je ne vous parle pas de l'année 1890 mais bien de 1990 !


Ayant compris ce que l’aquarelle attend de moi, je me donne un challenge : peindre des portraits ressemblants !

Galère oui, mais c’est l’observation minutieuse que je dois travailler en premier. Mes yeux ne se trompaient pas quand ils voyaient les formes, c’est mon cerveau qui interprétait à sa façon.
Mon portrait « Charline à l’atelier » obtient la médaille de bronze au Salon des Artistes Français au Grand Palais à Paris, en 1999.

 

 


2000 - Premier reportage dans la Presse.
Artistes Magazine n°85. « Les pensées »
2001 - Pratiques des Arts n°37 « Portraitiste par vocation »

Médailles, récompenses et l’honneur d’être l’invitée de salons prestigieux me confortent pour travailler assidûment. La peinture est un chemin jonché d’embûches ou jalonné de jolies clairières, chemin que je suis par amour, désorientée parfois mais toujours motivée. J’ai le bonheur d’être soutenue fidèlement par un public d’admirateurs et par mes élèves que je remercie.


Tous les sujets de la nature m’intéressent, même les plus humbles (voir Galerie). Mes fondus les mettent en vedette lumière extrême ou les laissent dans leur intimité bien légitime.


Les premiers aquarellistes innovants dont j’ai fait la connaissance lors d’expositions sont Jean-Louis Morelle, Ewa Karpinska et Lélie Abadie. Chacun de notre côté, nous avions développé une démarche artistique et compris l'importance et la force l'eau. Nos styles bien différents étaient identifiables. J’ai un regret, les années qui ont suivi ont vu émerger des aquarellistes trop inspirés par les découvertes de leurs précurseurs.


Mon innocence d’autodidacte sert ma touche personnelle. J’y mêle mes sentiments, mes souvenirs et mon vécu. L’écriture de « L’aventure avec les Fleurs » en 2003 et « Peindre avec ses sentiments » en 2005 - Ulisséditions - me donne le bonheur de partager ma passion.


De nombreux reportages dans la Presse spécialisée ont mis en avant ma technique des fondus.

 

 

 

2008 - Pratique des Arts N° 78 « Expérimenter la lumière » nature sentimentale, technique d’un fondu lumineux.

Sur commande, je réalise de nombreux portraits. La mise en page et l’harmonie des tons deviennent alors pour moi une évidence, un moyen simple de traduire leur personnalité.


J’auto-édite « La Méthode » pour apprendre la technique des fondus, pour atteindre la ressemblance d’un portrait, et des ouvrages « Secrets à partager » et « Précieux portraits » (voir Boutique).

 

Aujourd'hui, je prends conscience du chemin parcouru.

Fragile et réservée en 1980, l'aquarelle est devenue forte et charismatique sans ne rien perdre de sa sensibilité,

 

et je lui suis toujours fidèle...

 

 


2012 - Pratique des Arts N° 102 «La recherche de la ressemblance »
2012 - L’art de l’Aquarelle N°11 « Un portrait lumineux »
2015 - Pratique des Arts - Hors série n°39 - « Portrait en lumière extrême »
2006 et 2008 - Couvertures Artistes Magazine - Hors série - et Pratique des Arts n°78.

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